Un rapide survol de l’histoire de l’accordéon et des différents genres musicaux qui y sont interprétés.

17 mars 2011. L’une des versions dit que l’accordéon, le plus petit des orgues, est né à Vienne au début du XIXe siècle ; les musiciens, au milieu de la période romantique, avaient au piano un porte-parole de leurs sentiments, mais ils exigeaient un instrument à l’expressivité plus sensible que l’orgue. Cependant, à cette époque, l’accordéon passait sans douleur ni gloire parmi ses partitions. Mais quand il s’agit de musique populaire, le petit soufflet a su ravir les Parisiens dans la musette à bal musette ; parmi les Allemands qui font la fête avec des polkas ; parmi les Italiens de la tarentelle ; parmi les Paraguayens, les Chiliens et les Argentins qui transmettent émotions et euphorie avec guaranias et valseados ; polkas et galopas ; cuecas, chamarritas et chamamés ; parmi les espagnoles avec leurs jotas et pasodobles.

Dès la belle époque (dans la seconde moitié du XIXe siècle), l’idée s’est répandue que l’accordéon traduisait la joie de vivre en merveilles et était l’instrument inséparable de la danse folklorique. Le bal musette fait partie de son histoire, car le terme Musette désignait un instrument ancien semblable au taquet, qui était également utilisé dans les danses country vers 1850. D’où le nom de bal musette (danse populaire), qui s’est répandu à Paris et en province. Mais dans sa puja avec le músete, l’accordéon était le grand triomphant.

Vers 1900, l’accordéon avait son deuxième clavier pour la main gauche (uniquement pour les accords programmés), la technique de l’accordéon dit diatonique devint plus exigeante. Cependant, le plus répandu aujourd’hui est l’accordéon chromatique, conçu peu après 1900 par l’Italien Paolo Soprani : un nouveau clavier pour la main droite et l’élimination du classique ouvert et fermé (qui dans le diatonique produisait différentes notes).

En mai 1829, Demian Cyrill, avec la collaboration de ses deux fils, facteurs d’orgues et de pianos à Vienne, déclare avoir découvert un nouvel instrument qu’il enregistre sous le nom d’accordéon. C’est ainsi qu’il décida au dernier moment, au lieu de l’appeler Eoline, ce dernier nom ayant été utilisé en 1820 par Eschenbach pour un instrument qu’il avait inventé. Selon Demian, l’accordéon se composait d’une petite boîte sur laquelle étaient fixées des languettes métalliques et un soufflet facilement maniable et donc désiré par les voyageurs et les visiteurs dans le pays. Marches, chants, mélodies peuvent être interprétés, même par l’ignorant de la musique après un court apprentissage.

L’accordéon de Demian avait cinq boutons qui produisaient deux accords chacun, un lors de l’ouverture du soufflet et un autre lors de sa fermeture. C’était alors un système bisonoro. Demian Cyrill a dit “c’est une découverte bien accueillie par les voyageurs car elle peut se jouer sans l’aide d’une seconde personne”. C’est alors l’accordéon l’instrument qui s’impose parmi les nombreux instruments en compétition à l’époque. Il existe aujourd’hui plusieurs types d’accordéon : accordéon chromatique à boutons, accordéon chromatique à touches et accordéon diatonique. Les techniques de jeu de l’accordéon chromatique à boutons et de l’accordéon chromatique à touches sont identiques dans la main gauche, mais elles varient énormément dans la main droite.

Le chromatique, ou Baián, se distingue de l’accordéon à touches d’un seul coup d’œil parce qu’à droite, l’accordéon chromatique a des boutons, tandis que l’accordéon à touches a un mode clavier’piano’. L’accordéon le plus utilisé par ceux qui jouent de la musique académique est le modèle qui a émergé en Russie et qu’ils appellent baián. Il présente certaines différences ergonomiques et sonores qui le rendent plus confortable pour effectuer des passages difficiles que l’accordéon à boutons normal. Après un très bref commentaire sur l’évolution de l’accordéon depuis ses origines, revenons maintenant à ce qui s’est passé au XXe siècle.

En ce moment, l’accordéon a fait des pas très importants, car il a défini son champ d’application ; en d’autres termes, il s’est spécialisé. Il faut parler d’accordéons, car chaque culture, chaque civilisation l’a modifié, l’a adapté à ses exigences sociales et culturelles. Il n’y a plus d’accordéon, il y a des accordéons, il y a différents modèles qui ont une grande relation les uns avec les autres, car ils partent de la même structure. Quant aux mouvements de l’accordéon à travers le monde, ils s’étalent sur deux périodes différentes.

Jusqu’en 1910 plus ou moins, c’est en Europe que l’instrument se répand avec une fortune différente. Après cette date, on le voit traverser les océans et pénétrer dans les régions les plus reculées d’Asie, d’Afrique et d’Amérique, où il ne gagnera pas soudainement la faveur populaire, mais son succès s’affirmera lentement grâce aux qualités qu’il possède pour aborder la culture des peuples.